Qu’est-ce que le cancer de l’ovaire ?
Le cancer de l’ovaire (carcinome ovarien) survient lorsque les cellules de l’un des ovaires se divisent de manière incontrôlée et forment une tumeur maligne. Le cancer de l’ovaire appartient au groupe des cancers gynécologiques qui touche les organes génitaux féminins, tels que les cancers du col de l’utérus, du vagin ou de l’utérus, …
Que sont les ovaires ?
Les ovaires sont de petits organes en forme d’amande situés dans le bassin, à gauche et à droite de l’utérus. Ils font partie du système reproductif féminin et ont deux fonctions importantes :
Les ovaires contiennent trois types de cellules et de tissus différents:
Types de cancer de l’ovaire
Il existe trois principaux types de cancer de l’ovaire, en fonction du type de tissu d’où provient la tumeur.
Le type de cancer de l’ovaire dont vous êtes atteinte déterminera en partie le traitement que vous recevrez.
Références:
Alles over kanker. Eierstokkanker. Disponible ici :
https://www.allesoverkanker.be/eierstokkanker (consulté le 7 mars 2022).
Fondation contre le cancer. Cancer de l’ovaire - Généralités. Disponible ici :
https://www.cancer.be/le-cancer/types-de-cancers/cancer-de-lovaire (consulté le 7 mars 2022).
Cancer Research UK. Ovarian cancer. Disponible ici :
https://www.cancerresearchuk.org/about-cancer/ovarian-cancer (consulté le 7 mars 2022).
World Ovarian Cancer Coalition. What is ovarian cancer? Disponible ici :
https://worldovariancancercoalition.org/about-ovarian-cancer/what-is-ovarian-cancer/ (consulté le 7 mars 2022).
Causes et facteurs de risque
Dans la plupart des cas, la cause du cancer de l’ovaire est inconnue. Cependant, il a été démontré qu’un certain nombre de facteurs augmentent ou diminuent le risque de développer ce cancer, du moins pour les tumeurs ovariennes épithéliales (le type de cancer de l’ovaire le plus courant). Toutefois, si vous êtes concernée par l’un ou plusieurs de ces facteurs, cela ne signifie pas que vous développerez nécessairement un cancer de l’ovaire.
Les facteurs qui augmentent le risque de cancer de l’ovaire
Âge
Le risque de développer un cancer de l’ovaire augmente avec l’âge. Par exemple, en Belgique en 2019, l’âge moyen au moment du diagnostic était de 67 ans. 80 % des cas sont survenus chez des femmes de plus de 55 ans et moins de 7 % chez des femmes de moins de 45 ans.
Antécédents familiaux
Il existe également des formes familiales de cancer de l’ovaire. Les femmes dont une parente au premier degré (comme une sœur ou une mère) est atteinte d’un cancer de l’ovaire présentent un risque accru de développer également un tel cancer. Des antécédents familiaux de certains autres types de cancer (comme le cancer du sein ou du côlon) peuvent également augmenter le risque de cancer de l’ovaire.
Cela peut être dû à un défaut de l’ADN (comme une mutation) qui est héréditaire et peut donc être transmis de parent à enfant. On estime que plus d’un cinquième des tumeurs ovariennes sont liées à une mutation héréditaire. En cas d’antécédents familiaux de cancer de l’ovaire et/ou du sein, une prise de sang peut permettre d’identifier la mutation génétique responsable et à déterminer s’il existe un risque accru de cancer.
Ne pas avoir d’enfants ou en avoir eu tardivement
Les femmes qui avaient plus de 35 ans lors de leur première grossesse ou qui n’ont jamais été enceintes présentent un risque plus élevé de cancer de l’ovaire.
Facteurs hormonaux
Les femmes qui prennent des œstrogènes (seuls ou avec de la progestérone) après la ménopause ont un risque accru de développer un cancer de l’ovaire par rapport aux femmes qui n’ont jamais pris d’hormones.
Les facteurs qui diminuent le risque de cancer de l’ovaire
Grossesse et allaitement
Les femmes qui ont mené une grossesse à terme avant l’âge de 26 ans présentent un risque plus faible de cancer de l’ovaire que celles qui n’ont pas mené de grossesse à terme avant cet âge. Le risque diminue avec chaque grossesse menée à terme. L’allaitement maternel peut réduire encore davantage ce risque.
Contraception
L’utilisation d’une pilule contraceptive réduit le risque de cancer de l’ovaire. Le risque est d’autant plus faible que la pilule est utilisée longtemps, et cette diminution du risque se poursuit pendant de nombreuses années après l’arrêt de la pilule. D’autres formes de contraception ont également été associées à un risque moindre de cancer de l’ovaire.
Le risque plus faible après une ou plusieurs grossesses ou après l’utilisation des contraceptifs hormonaux peut être dû à l’absence d’ovulation lorsque que vous êtes enceinte ou prenez par exemple la pilule. Le fait d’ovuler moins souvent au cours de votre vie réduirait ainsi le risque que vous développiez un cancer de l’ovaire.
Une hystérectomie (ablation de l’utérus sans retirer les ovaires) semble également réduire le risque de cancer de l’ovaire.
Références:
Fondation contre le cancer. Les cancers de l’ovaire. Disponible ici :
https://www.cancer.be/sites/default/files/publication/3.1.2.fr_cancers_de_lovaire-2020-01.pdf (consulté le 7 mars 2022).
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http://kankerregister.org/media/docs/CancerFactSheets/2019/Cancer_Fact_Sheet_OvarianCancer_2019.pdf (consulté le 7 mars 2022).
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Symptômes
À un stade précoce, le cancer de l’ovaire ne provoque que peu ou pas de symptômes. Par conséquent, ce cancer est souvent diagnostiqué tardivement, lorsque les cellules cancéreuses ont déjà atteint d’autres organes du bassin ou de l’abdomen.
Chez les femmes qui présentent des symptômes, ceux-ci sont les plus fréquents :

SENSATION DE BALLONNEMENT

VENTRE GONFLÉ

DOULEURS DANS L’ABDOMEN OU LE BASSIN

BESOIN ANORMALEMENT FRÉQUENT OU URGENT D’URINER

MANQUE D’APPÉTIT OU SENSATION DE SATIÉTÉ RAPIDE
Vous pouvez également ressentir les symptômes suivants :

INDIGESTION

NAUSÉES

CONSTIPATION

FATIGUE INEXPLIQUÉE

PERTE DE POIDS INEXPLIQUÉE

SAIGNEMENT VAGINAL IRRÉGULIER

VERTIGES
Ces symptômes peuvent également avoir de nombreuses autres causes et ne sont généralement pas le signe d’un cancer. S’ils persistent pendant plus de 2 semaines, ou si vous ressentez les principaux symptômes au moins 12 fois par mois, il est conseillé de consulter votre médecin. Il ou elle pourra alors vous guider dans les mesures à prendre.
Références:
Fondation contre le cancer. Les cancers de l’ovaire. Disponible ici :
https://www.cancer.be/sites/default/files/publication/3.1.2.fr_cancers_de_lovaire-2020-01.pdf (consulté le 7 mars 2022).
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https://worldovariancancercoalition.org/about-ovarian-cancer/symptoms-risk-factors/signs-symptoms/ (consulté le 7 mars 2022).
Diagnostic et examens
Le cancer de l’ovaire est souvent identifié par un gynécologue ou un gastro-entérologue (en raison des troubles digestifs qui surviennent souvent lorsque le cancer est avancé), mais il peut aussi être découvert par hasard lors d’une échographie pelvienne ou d’une intervention chirurgicale.
Si le médecin constate une anomalie ou une hypertrophie des ovaires, il effectuera (ou prescrira) plusieurs tests pour déterminer si vous avez ou non un cancer de l’ovaire.
S’il s’agit d’un cancer de l’ovaire, les tests visent également à déterminer le degré de développement du cancer.
Examens cliniques
Lors de la consultation médicale, le médecin vous interrogera sur vos antécédents médicaux, chirurgicaux et gynécologiques personnels et sur vos antécédents familiaux. Le médecin vous interrogera également sur les symptômes que vous ressentez.
Ensuite, le médecin procédera à un examen clinique. Il se compose de quatre parties :
Par la suite, des examens complémentaires peuvent être nécessaires. Il est nécessaire de vérifier la présence d’une tumeur sur les ovaires. Si c’est le cas, il faut déterminer si la tumeur est bénigne ou maligne. S’il est établi que la tumeur est maligne, il faudra identifier le stade du cancer.
*Lors de la palpation, le médecin utilise ses mains pour examiner votre corps.
Examens d’imagerie
Les examens d’imagerie utilisent diverses techniques pour obtenir des images de l’intérieur du corps ou des organes. Ils permettent à votre médecin de confirmer le diagnostic en cas de suspicion de cancer de l’ovaire.
Échographie
L’échographie utilise des ondes sonores pour obtenir une image de vos organes. Dans une échographie transvaginale, un dispositif en forme de tige est inséré dans le vagin afin de réaliser l’échographie. De cette façon, le médecin peut visualiser vos ovaires et votre utérus et vérifier s’ils présentent des anomalies. Le médecin peut également voir s’il y a un excès de liquide (ascite) dans votre cavité abdominale. Ce liquide peut être prélevé à l’aide d’une aiguille (ponction d’ascite) et examiné au microscope pour détecter la présence de cellules cancéreuses.
Imagerie par résonance magnétique (IRM)
Parfois, il peut être difficile de poser un diagnostic, auquel cas le médecin peut demander une IRM du bassin. L’IRM est également utilisée pour détecter la présence éventuelle de métastases. L’IRM génère un champ magnétique qui crée des images détaillées de l’intérieur du corps.
Tomodensitométrie (TDM)
La tomodensitométrie utilise des rayons X et un ordinateur pour obtenir des images en 3D de l’intérieur de votre corps. On a recours à un examen tomodensitométrique pour savoir si la tumeur s’est étendue.
Tomographie par émission de positons (TEP)
Lors d’une TEP, une petite quantité de liquide sucré légèrement radioactif est administrée. Les cellules cancéreuses peuvent alors être visualisées à l’aide d’une caméra spéciale car celles-ci absorbent davantage ce sucre radioactif. Cet examen peut également servir à détecter d’éventuelles métastases.
Radiographie du thorax
Votre médecin peut également demander une radiographie du thorax afin de voir s’il y a des métastases dans les poumons.
Examens chirurgicaux
Pour confirmer le diagnostic de cancer de l’ovaire et déterminer si une tumeur est bénigne ou maligne, une intervention chirurgicale est nécessaire. Au cours d’une chirurgie de type laparoscopie, le médecin peut examiner de près les organes de l’abdomen à l'aide d'une caméra de quelques millimètres, introduite par une incision au niveau de l'ombilic. Un petit morceau de tissu tumoral peut également être prélevé (biopsie). Celui-ci est ensuite examiné au microscope et fournira davantage d’informations sur le type et les caractéristiques du cancer de l’ovaire. Une biopsie peut également être effectuée plus tard, au cours de l’opération qui visera à retirer la tumeur.
Analyses sanguines
Votre médecin demandera également des analyses sanguines pour s’assurer que vous avez suffisamment de globules blancs, de globules rouges et de plaquettes, mais aussi pour vérifier le bon fonctionnement de votre foie et de vos reins. Certains marqueurs tumoraux ovariens, tels que le CA-125, peuvent également être mesurés dans le sang. Un taux élevé de CA-125 ne prouve pas que vous avez un cancer de l’ovaire, mais indique que des examens complémentaires sont nécessaires. Les différents résultats des analyses peuvent se combiner pour confirmer un diagnostic de cancer de l’ovaire.
Tests génétiques
Dans plus d’un cinquième des cas, le cancer de l’ovaire est lié à une mutation héréditaire, c’est-à-dire une erreur dans l’ADN qui peut être transmise de parent à enfant. Les mutations peuvent être détectées par des tests génétiques et peuvent influencer le choix du traitement. Pour en savoir plus sur le dépistage génétique du cancer de l’ovaire, cliquez ici.
Références:
Fondation contre le cancer. Les cancers de l’ovaire. Disponible ici :
https://www.cancer.be/sites/default/files/publication/3.1.2.fr_cancers_de_lovaire-2020-01.pdf (consulté le 7 mars 2022).
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https://www.allesoverkanker.be/eierstokkanker#onderzoeken-en-diagnose-van-eierstokkanker (consulté le 7 mars 2022).
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Walsh T, Casadei S, Lee MK, et al. Mutations in 12 genes for inherited ovarian, fallopian tube, and peritoneal carcinoma identified by massively parallel sequencing. Proc Natl Acad Sci U S A. 2011;108(44):18032-7. doi: 10.1073/pnas.1115052108.
Tests génétiques et mutations BRCA
De nombreux cancers de l’ovaire sont liés à des mutations, ou erreurs, de l’ADN. Dans la plupart des cas, ces mutations se trouvent dans les gènes dits BRCA, mais des mutations peuvent également se produire dans d’autres gènes, tels que les gènes MSH2, MLH1 ou TP53.
Que sont les gènes BRCA et les mutations BRCA ?
"BRCA" est l’acronyme de « Breast Cancer » (cancer du sein en anglais), car, à l’origine, on a découvert que les gènes BRCA1 et BRCA2 influençaient la susceptibilité de développer un cancer du sein.
Les gènes BRCA1 et BRCA2 jouent un rôle important dans la réparation de l’ADN endommagé. Sous l’influence de différents facteurs (comme le vieillissement, les rayons UV, le tabagisme ou certaines substances chimiques), des erreurs peuvent se produire dans l’ADN. Normalement, celles-ci sont réparées par un mécanisme dans lequel les gènes BRCA1 et BRCA2 sont impliqués. Toutefois, en cas de mutation des gènes BRCA1 et BRCA2, une partie de ce mécanisme de réparation ne fonctionne plus correctement et ne peut donc plus réparer les erreurs dans l’ADN aussi efficacement. Cela peut entraîner le dysfonctionnement d’autres mécanismes de la cellule, par exemple en provoquant une réplication incontrôlée ou une survie trop longue de la cellule, ce qui peut conduire à un cancer.
Mutations BRCA héréditaires et acquises
Selon le type de cellules dans lesquelles se produit une mutation BRCA et selon que la mutation peut ou non être transmise de parent à enfant, on distingue les mutations BRCA héréditaires et acquises.
Les mutations BRCA héréditaires (mutations germinales BRCA ou gBRCA) sont responsables de 15%–18% de tous les cancers de l'ovaire. Elles se produisent dans toutes les cellules du corps, y compris les ovules ou les spermatozoïdes (cellules germinales). Comme la mutation se situe dans les ovules ou les spermatozoïdes, elle peut être transmise de parent à enfant. Tout enfant d’une mère porteuse ou d’un père porteur d’une mutation BRCA a 50 % de chances d’hériter du gène BRCA muté. Dans le monde, environ 1 personne sur 500 est porteuse d’une mutation BRCA1 ou BRCA2 héréditaire. Dans certains groupes de population, ces mutations sont plus fréquentes.
Les mutations BRCA acquises (mutations somatiques BRCA ou sBRCA) sont responsables de 5%–7% de tous les cancers de l'ovaire. Elles sont spontanées et peuvent se produire dans toutes les cellules du corps, à l’exception des ovules et des spermatozoïdes. Elles ne peuvent donc pas être transmises d’un parent à son enfant.
Pourquoi faire un test de dépistage des mutations BRCA ?
Une fois le diagnostic de cancer de l’ovaire posé, il est utile de savoir si vous êtes porteuse d’une mutation BRCA pour plusieurs raisons.
Les mutations BRCA peuvent être détectées par un test ADN (également appelé test génétique), qui vérifie la présence de mutations dans les gènes BRCA. Cela peut se faire de deux manières; par un test tumoral ou une analyse sanguine.
Dans le cas d’un test tumoral, l’ADN d’un morceau de tissu tumoral (prélevé sur la tumeur lors d’une biopsie ou d’une intervention chirurgicale) est examiné pour détecter la présence d’une mutation BRCA. Ce test peut détecter les mutations BRCA héréditaires et acquises, mais ne peut les distinguer. Si le résultat de votre test est négatif, vous n’avez probablement pas de mutation BRCA. S’il est positif, vous avez une mutation acquise ou héréditaire et vous pourriez bénéficier de certains traitements ciblés. Pour savoir si votre mutation est héréditaire, vous subirez un test de génétique constitutionnelle. Celui-ci consiste en une étude généalogique et une analyse sanguine.
Une analyse sanguine ne peut détecter que les mutations héréditaires du gène BRCA (et les mutations héréditaires d’autres gènes). Un résultat positif indique que vous avez une mutation héréditaire, tandis qu’un résultat négatif exclut une mutation héréditaire.
Il existe également d’autres mutations héréditaires liées à un risque accru de cancer de l’ovaire qui peuvent être détectées par une analyse sanguine. Le syndrome de Lynch, par exemple, présente une mutation héréditaire d’autres gènes impliqués dans la réparation de l’ADN. Il est également appelé cancer colorectal héréditaire sans polypose (HNPCC). Une personne atteinte du syndrome de Lynch a un risque élevé de développer un cancer de l’intestin. Chez les femmes, ce syndrome implique également un risque accru de cancer de l’utérus et de l’ovaire.
Références :
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https://www.idbrca.com/ovarian-home.html (consulté le 7 mars 2022).
BRCA-mutatie. Disponible ici :
https://brca-mutatie.nl/ (consulté le 7 mars 2022).
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Toss A, Tomasello C, Razzaboni E, et al. Hereditary ovarian cancer: not only BRCA 1 and 2 genes. Biomed Res Int. 2015;2015:341723. doi: 10.1155/2015/341723.
Sánchez-Lorenzo, Salas-Benito et al. The BRCA Gene in Epithelial Ovarian Cancer. Cancers (Basel). 2022 Feb 27;14(5):1235. doi: 10.3390/cancers14051235.
Stades et grades de la maladie
Une fois le diagnostic posé, il est important de déterminer le stade et le grade de votre cancer. Le stade indique la taille de votre tumeur et si elle s’est propagée. Le grade indique le degré d’agressivité des cellules tumorales. Le médecin procédera à des examens plus approfondis pour évaluer le degré d’avancement et d’agressivité de la tumeur, en fonction de sa taille et du type de cellules qui la composent.
Ces informations aideront votre médecin à déterminer le traitement le plus approprié et à évaluer votre pronostic. N’hésitez pas à poser toutes vos questions à votre médecin à ce sujet.
Stades tumoraux
Pour déterminer le stade du cancer de l’ovaire, on utilise généralement le système dit FIGO (du nom de la Fédération Internationale de Gynécologie et d’Obstétrique). Il existe quatre stades de cancer de l’ovaire :
Stade I
La tumeur se situe uniquement dans les ovaires.
Stade II
La tumeur s’est propagée à d’autres organes du petit bassin (partie inférieure du bassin), tels que l’utérus, les trompes de Fallope ou la vessie.
Les stades 1 et 2 sont considérés comme précoces.
Stade III
La tumeur s’est propagée en dehors du petit bassin, dans le péritoine ou dans les ganglions lymphatiques du bassin (ganglions pelviens). On parle alors de métastases régionales.
Stade IV
La tumeur s’est propagée à d’autres parties du corps plus éloignées (par exemple, les poumons ou le foie). C’est ce qu’on appelle les métastases à distance.
Grades tumoraux
Le grade du cancer indique le degré de malignité ou d’agressivité de la tumeur.
En analysant les cellules cancéreuses, les médecins peuvent voir à quelle vitesse les cellules se multiplient et dans quelle mesure elles diffèrent des cellules normales :
Les tumeurs ovariennes épithéliales séreuses (le type le plus courant) sont divisées en tumeurs de haut grade (plus agressives) et de bas grade (moins agressives). Les autres types de cancer de l’ovaire sont classés en grades 1, 2 et 3 (du moins au plus agressif).
Références :
Alles over kanker. Stadia en graden. Disponible ici :
https://www.allesoverkanker.be/stadia-en-graden (consulté le 7 mars 2022).
American Cancer Society. Ovarian Cancer Stages. Disponible ici :
https://www.cancer.org/cancer/ovarian-cancer/detection-diagnosis-staging/staging.html (consulté le 7 mars 2022).
Cancer Research UK. About stages and grades of ovarian cancer. Disponible ici :
https://www.cancerresearchuk.org/about-cancer/ovarian-cancer/stages-grades/about-stages-and-grades (consulté le 7 mars 2022).
Traitement
Il existe de nombreux traitements différents pour le cancer de l’ovaire. Chaque traitement fonctionne différemment, car chaque personne — et donc chaque cancer — est unique. Une équipe multidisciplinaire de médecins spécialisés vous suivra.
Le traitement proposé peut avoir pour objectif de:
Détruire la tumeur et les autres cellules cancéreuses (métastases)
Freiner la progression (l’aggravation) de la maladie
Traiter les symptômes pour assurer la meilleure qualité de vie possible
Opération (chirurgie de « debulking »)
Pour le cancer de l’ovaire, on décide généralement d’une chirurgie, parfois précédée ou suivie d’une chimiothérapie. Cette opération consiste à retirer les ovaires, les trompes de Fallope, l’utérus et le maximum de tissu tumoral. On appelle cela une chirurgie de « debulking ». Pendant l’opération, l’étendue de la tumeur est soigneusement examinée pour déterminer ou confirmer le stade du cancer. C’est ce que l’on nomme la « stadification ».
La chirurgie de « debulking » est réalisée par un chirurgien spécialisé. Cette opération ne peut pas être pratiquée dans tous les hôpitaux. Il se peut donc que vous soyez référée vers un autre hôpital pour cette procédure.
Dans le cas d’un cancer de l’ovaire à un stade précoce (stade 1), la chirurgie peut suffire à enlever la totalité du cancer, et une chimiothérapie supplémentaire n’est pas toujours nécessaire.
Les complications possibles après l’opération sont les suivantes : infections, saignements, problèmes de vessie ou d’intestin, caillots sanguins et douleurs.
Conséquences de la chirurgie et entrée en ménopause précoce
Une fois vos ovaires enlevés, vous entrerez en ménopause (si ce n’est déjà fait). Cette transition se produit très soudainement et les symptômes typiques (tels que les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes, l’irritabilité, la baisse de la libido, la sécheresse vaginale) sont souvent plus graves qu’avec la ménopause naturelle.
Conséquences de la chirurgie et désir d’enfants
Si l’opération a entraîné l’ablation des ovaires, des trompes de Fallope et de l’utérus, vous ne pourrez plus tomber enceinte.
Si vous désirez avoir des enfants, parlez-en à votre médecin
Chimiothérapie
Pour le cancer de l’ovaire, la chirurgie est généralement complétée par une chimiothérapie. La chimiothérapie consiste à administrer des médicaments par perfusion. L’objectif de ces médicaments est de tuer ou d’endommager les cellules cancéreuses afin qu’elles ne puissent plus se multiplier.
Le traitement consiste en un certain nombre de cures, effectuées à l’hôpital toutes les 3 semaines. L’ordre des interventions et traitements peut varier : soit on commence par un certain nombre de séances de chimiothérapie, suivies d’une intervention chirurgicale, puis du nombre restant de séances de chimiothérapie; soit on commence par une intervention chirurgicale, suivie par des séances de chimiothérapie.
La chimiothérapie peut s’avérer très efficace, mais malheureusement elle affecte aussi les cellules saines. Par conséquent, vous pouvez ressentir des effets secondaires. Il existe différents types de chimiothérapie : n’hésitez pas à en discuter avec votre médecin.
Les effets secondaires possibles de la chimiothérapie sont la perte de cheveux, l’inflammation de la muqueuse buccale, la perte d’appétit, les nausées et les vomissements, la diarrhée, l’augmentation du risque d’infections, les saignements et la fatigue.
Il existe une autre manière d’administrer la chimiothérapie : la CHIP (chimiohyperthermie intrapéritonéale). Avec ce traitement, la cavité abdominale est également rincée pendant l’opération par un bain de chimiothérapie chauffée.
Radiothérapie
La radiothérapie est rarement utilisée dans le cancer de l’ovaire. Lorsqu’elle est utilisée, c’est généralement comme traitement palliatif, par exemple pour réduire la douleur causée par des métastases dans les os ou les ganglions lymphatiques. La radiothérapie consiste à irradier la tumeur (ainsi que la région environnante et les ganglions lymphatiques) avec des rayons X sous une forme puissante et concentrée.
Les effets secondaires possibles de la radiothérapie sont la fatigue, les nausées, la diarrhée et l’inflammation de la vessie
Thérapie ciblée
Les thérapies ciblées peuvent être prescrites soit seules, après une chimiothérapie (comme traitement d’entretien), soit en association avec une chimiothérapie, puis seules (comme traitement d’entretien). Les thérapies ciblées ont l’avantage de pouvoir bloquer plus spécifiquement certaines protéines importantes pour la survie de la tumeur tout en épargnant les cellules saines. Elles sont donc moins toxiques pour l’organisme. Les thérapies ciblées les plus couramment utilisées dans le cancer de l’ovaire sont les inhibiteurs de la PARP (poly (ADP-ribose) polymérase) et les inhibiteurs de l’angiogenèse, comme expliqué ci-après.
Les effets secondaires possibles des thérapies ciblées sont la fatigue, les maux de tête, la diarrhée, les nausées et les réactions cutanées.
Inhibiteurs de la PARP
Il est possible que vous soyez éligible à un traitement par inhibiteur de la PARP. Il s’agit d’un médicament pris par voie orale (comprimés ou gélules) quotidiennement à domicile après une chimiothérapie réussie.
Les inhibiteurs de la PARP prolongent l’effet de la chimiothérapie. La chimiothérapie tue et endommage les cellules tumorales. Lorsque les cellules survivantes tentent de se réparer au fil du temps, elles utilisent leur protéine PARP, qui fait partie de l’un des mécanismes de réparation de l’ADN dans les cellules. Un inhibiteur de la PARP bloque la protéine PARP, ce qui rend la réparation des cellules plus difficile. Il est donc plus difficile pour le cancer de revenir. De cette façon, la maladie peut être supprimée pendant une longue période.
Inhibiteur de l’angiogenèse
Vous pourriez également être admissible à un traitement par un inhibiteur de l’angiogenèse. Il s’agit d’un traitement administré par perfusion.
Un inhibiteur de l’angiogenèse est un médicament qui rend plus difficile la fabrication de nouveaux vaisseaux sanguins par une tumeur. En effet, une tumeur dépend des vaisseaux sanguins pour s’approvisionner en oxygène et en nutriments. Un inhibiteur de l’angiogenèse est administré en même temps que la chimiothérapie par perfusion toutes les deux ou trois semaines à l’hôpital. Après le dernier traitement de chimiothérapie, le traitement par inhibiteur de l’angiogenèse se poursuit.
Essais cliniques
Avant qu’un nouveau traitement contre le cancer ou une nouvelle combinaison de traitements ne soit approuvé et ne puisse être utilisé à grande échelle, il est étudié dans le cadre d’essais cliniques. Il est parfois possible de participer à ces essais cliniques (si vous remplissez les conditions de participation) et d’avoir ainsi accès à des traitements en développement. Toutefois, cela peut aussi comporter des risques. Il est important que vous pesiez vos choix et que vous en discutiez clairement et ouvertement avec votre médecin avant de décider de participer à un essai clinique.
Soins palliatifs
Les soins palliatifs sont les soins que vous recevez lorsque votre maladie ne peut plus être guérie. L’accent est alors mis sur le soulagement ou la prévention de la douleur et l’amélioration de la qualité de vie. Ils peuvent être associés ou non à d’autres traitements. On le confond parfois avec les soins de fin de vie. Les soins de fin de vie sont une forme particulière de soins palliatifs qui sont dispensés aux personnes dans les dernières semaines ou les derniers mois de leur vie.
Il n’est pas rare que les soins palliatifs soient utilisés en complément d’autres traitements contre le cancer. Ils peuvent améliorer le confort des personnes recevant d’autres traitements et les aider à aller au bout du traitement prescrit par leur médecin.
Suivi
Après le traitement, vous ferez l’objet d’un suivi pour :
Le suivi consiste en des examens cliniques menés initialement plusieurs fois par an, puis moins fréquemment. Si nécessaire, des examens complémentaires peuvent être réalisés (détermination de marqueurs tumoraux, examens d’imagerie). Ces examens complémentaires ne sont pas menés systématiquement.
Références :
Fondation contre le cancer. Les cancers de l’ovaire. Disponible ici :
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https://www.cancerresearchuk.org/about-cancer/coping/physically/sex/women/early-menopause (consulté le 7 mars 2022).
American Cancer Society. Treating ovarian cancer. Disponible ici :
https://www.cancer.org/cancer/ovarian-cancer/treating.html (consulté le 7 mars 2022).
Cancer de l’ovaire récidivant
L’ablation du tissu tumoral et son maintien sous contrôle par éventuellement des thérapies ciblées constituent un moyen efficace d’éliminer la maladie de l’organisme et de l’empêcher de revenir. Chez certaines patientes, la maladie ne réapparaît heureusement pas. Une autre partie des patientes jouit d’une période sans symptôme, ni progression relativement longue. Cela peut durer de nombreux mois, voire des années.
Malheureusement, chez de nombreuses patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire avancé, la maladie réapparaît avec le temps. C’est ce qu’on appelle la récidive. Vous pouvez être traitée à nouveau pour que la maladie soit supprimée pendant un certain temps (rémission). Vos options de traitements dépendent des caractéristiques de votre tumeur et du succès des traitements précédents. Celles-ci seront discutées avec votre médecin.
Après chaque récidive, la période de rémission peut se raccourcir. Le nombre de lignes de traitement qui peuvent être administrées avant que la maladie ne prenne le dessus est différent pour chaque patiente. Une fois ce point atteint, seuls des médicaments pour soulager la douleur sont administrés.
Le cancer de l’ovaire en Belgique
En 2019, 71.651 personnes ont développé un cancer en Belgique, dont 33.079 femmes.*
697 (2 %) des cancers constatés chez les femmes étaient des cancers de l’ovaire. Le cancer de l’ovaire est le onzième cancer le plus fréquent chez les femmes.
L’âge moyen au moment du diagnostic en Belgique était de 67 ans en 2019 et 80 % des cas sont survenus chez des femmes de plus de 55 ans. Cependant, le cancer de l’ovaire peut aussi survenir à un âge plus jeune.
Étant donné que le cancer de l’ovaire est généralement diagnostiqué à un stade avancé, le taux de survie après 5 ans est en moyenne légèrement inférieur à 50 %. Cependant, cet aspect varie fortement d’une personne à l’autre et dépend, entre autres, de l’âge au moment du diagnostic et du stade auquel le cancer a été découvert.
*Cela représente le nombre total de cancers, à l’exclusion des cancers de la peau non-mélanomes.
Références :
Belgian Cancer Registry. Cancer fact sheet: Ovarian cancer. Disponible ici :
http://kankerregister.org/media/docs/CancerFactSheets/2019/Cancer_Fact_Sheet_OvarianCancer_2019.pdf (consulté le 7 mars 2022).
Belgian Cancer Registry. Belgium: Females, number of invasive tumours by primary site and age group in 2019. Disponible ici :
https://kankerregister.org/media/docs/SKRstats/2019/2019-F-BEL-Abs.pdf (consulté le 7 mars 2022).
Belgian Cancer Registry. Belgium: Males, number of invasive tumours by primary site and age group in 2019. Disponible ici :
https://kankerregister.org/media/docs/SKRstats/2019/2019-M-BEL-Abs.pdf (consulté le 7 mars 2022).
Dépistage du cancer
Le dépistage du cancer est utilisé pour détecter le cancer chez les personnes qui ne présentent aucun symptôme. Il est réalisé systématiquement dans la population générale, par exemple, pour la détection du cancer du sein à l’aide d’une mammographie ou du cancer du col de l’utérus à l’aide d’un frottis. De cette façon, le cancer peut être détecté à un stade précoce, ce qui augmente considérablement les chances de guérison. De nombreuses recherches ont été menées ces dernières années pour mettre au point des tests de dépistage du cancer de l’ovaire, mais il n’existe pas encore de méthode efficace et précise pour le cancer de l’ovaire.
Les tests de dépistage actuels consistent en une échographie transvaginale et une analyse sanguine pour mesurer le CA-125.
Dépistage du cancer de l’ovaire dans la population générale
Il n’existe actuellement aucune preuve que les examens de dépistage décrits ci-dessus permettent de réduire la mortalité liée au cancer de l’ovaire. Dans une vaste étude portant sur plus de 200.000 femmes au Royaume-Uni, aucune différence n’a ainsi été constatée dans le nombre de décès dus au cancer de l’ovaire entre les femmes qui n’ont pas subi de dépistage, celles qui ont subi une échographie transvaginale annuelle et celles qui ont subi une échographie transvaginale annuelle associée à une analyse sanguine du CA-125.
Par conséquent, ces tests ne sont actuellement pas utilisés pour détecter systématiquement le cancer de l’ovaire chez les femmes qui ne présentent pas un risque accru de cancer de l’ovaire
Dépistage du cancer de l’ovaire chez les femmes à haut risque
Les femmes porteuses d’une mutation génétique liée au cancer épithélial de l’ovaire (le type le plus courant de cancer de l’ovaire) peuvent éventuellement bénéficier d’un dépistage annuel. Il s’agit principalement de femmes ayant :
Références:
American Cancer Society. Can Ovarian Cancer Be Found Early? Disponible ici :
https://www.cancer.org/cancer/ovarian-cancer/detection-diagnosis-staging/detection.html (consulté le 7 mars 2022).
Cancer Research UK. Screening for ovarian cancer. Disponible ici :
https://www.cancerresearchuk.org/about-cancer/ovarian-cancer/getting-diagnosed/screening (consulté le 7 mars 2022).
Menon U, Gentry-Maharaj A, Burnell M et al. Ovarian cancer population screening and mortality after long-term follow-up in the UK Collaborative Trial of Ovarian Cancer Screening (UKCTOCS): a randomised controlled trial. Lancet. 2021;397(10290):2182-2193. doi: 10.1016/S0140-6736(21)00731-5.
COVID-19 et cancer de l’ovaire
Les informations sur la COVID-19, les recommandations en matière de prévention et de traitement, ainsi que les mesures prises par les différents gouvernements évoluent constamment. Il est donc possible que les informations que vous lisez ici ne soient plus ou pas complètement à jour. Par conséquent, veuillez toujours contacter votre médecin pour obtenir les informations les plus récentes et les conseils les plus pertinents.
Pour obtenir des informations générales sur la COVID-19 et le coronavirus et prendre connaissance des recommandations les plus récentes en Belgique, veuillez consulter les sites info-coronavirus.be ou https://covid-19.sciensano.be/fr.
Vous trouverez ci-dessous les réponses à certaines questions fréquemment posées sur la COVID-19 et le cancer.
Ai-je davantage de risque de tomber gravement malade de la COVID-19 à cause de mon cancer de l’ovaire ?
Tout le monde peut contracter une infection à coronavirus, mais certains groupes de personnes présentent un risque accru de tomber gravement malades après une infection. Il s’agit notamment des personnes âgées de plus de 65 ans, des personnes souffrant de diabète, d’hypertension artérielle, de maladies cardiaques et de maladies pulmonaires ou rénales et des personnes dont le système immunitaire est affaibli. Ce dernier groupe comprend également les patients atteints de tumeurs cancéreuses très actives, de métastases diverses ou de cancers hématologiques (cancers du sang tels que la leucémie).
Bien que les études menées au début de la pandémie de COVID-19 indiquaient que toutes les personnes atteintes d’un cancer présentaient un risque accru de développer une forme grave de la COVID-19, des études plus récentes contredisent cette affirmation. Ces dernières n’ont pas révélé de risque accru de complications ou de décès après une infection à coronavirus chez les personnes atteintes d’un cancer (à l’exception des cancers hématologiques). Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour clarifier ce point. Si vous avez des questions ou des inquiétudes, parlez-en à votre médecin.
En tant que patiente atteinte de cancer de l’ovaire, puis-je être vaccinée contre le coronavirus ?
Outre les mesures générales de prévention de l’infection (par exemple, le port d’un masque buccal, le maintien d’une certaine distanciation physique, l’aération des espaces intérieurs, la limitation des contacts), la vaccination est actuellement toujours recommandée pour se protéger contre la COVID-19. Cependant, vous devez toujours consulter votre médecin, car il existe certaines raisons médicales pour lesquelles la vaccination peut être déconseillée ou certaines situations exigeant un report de la vaccination.
Références :
American Cancer Society. Special Section: COVID-19 and Cancer. Disponible ici :
https://www.cancer.org/content/dam/cancer-org/research/cancer-facts-and-statistics/annual-cancer-facts-and-figures/2021/special-section-covid19-and-cancer-2021.pdf (consulté le 7 mars 2022).
Alles over kanker. Het coronavirus en kanker. Disponible ici :
https://www.allesoverkanker.be/corona-en-kanker (consulté le 7 mars 2022).
Fondation contre le cancer. FAQ’s : coronavirus et cancer. Disponible ici :
https://www.cancer.be/coronavirus (consulté le 7 mars 2022).
Comment les mutations BRCA sont-elles détectées ?