Tout sur le cancer du poumon
Apprendre que vous ou l’un de vos proches avez un cancer du poumon peut être une nouvelle bouleversante. Les informations affluent de tous côtés et vous vous demandez par où commencer et comment les interpréter ? Vous trouverez ici des informations qui vous aideront à mieux comprendre le cancer du poumon et ses traitements.

Téléchargez ici notre guide ‘Le cancer du poumon’ que vous pouvez garder à portée de main pour le consulter à tout moment.
Qu’est-ce que le cancer du poumon ?
Le cancer du poumon est le troisième cancer le plus fréquent en Europe avec plus de 470.000 nouveaux cas diagnostiqués en 2018. En Belgique, 8874 personnes ont été diagnostiquées avec un nouveau cancer du poumon en 2020 (source : kankerregister.org ). Le cancer du poumon est plus fréquent chez les hommes que chez les femmes et est généralement diagnostiqué après 65 ans.
Le cancer du poumon est un type de cancer qui prend naissance dans les poumons.
Les voies respiratoires et les poumons
L’air circule depuis le nez et la bouche vers les poumons et vice-versa par les voies respiratoires. Au niveau des poumons, le système respiratoire se compose des bronches primaires gauches et droites (aussi appelées bronches souches) qui vont se diviser en bronches plus petites, puis en bronchioles. Ces bronchioles aboutissent à de petites cavités, les alvéoles pulmonaires. Le poumon droit comporte trois lobes et le poumon gauche, plus petit pour faire de la place au cœur, deux lobes.
Lorsque nous inspirons, nos poumons captent l’oxygène de l’air qui sera transporté par le sang vers les organes. Lors de l’expiration, nous rejetons le dioxyde de carbone produit par notre métabolisme et contenu dans le sang venant des organes. C’est au sein des centaines des millions d’alvéoles pulmonaires qu’ont lieu ces échanges gazeux.
Le cancer du poumon
Le cancer du poumon se développe lorsque des cellules bronchiques ou alvéolaires des poumons commencent à se multiplier de manière incontrôlée. A partir de ces points d'origine, les cellules cancéreuses peuvent progressivement envahir les structures environnantes et se propager dans de petites structures de drainage, appelées les ganglions lymphatiques, qui entourent les bronches.
Lorsque le cancer du poumon a atteint les ganglions lymphatiques, il est susceptible de se propager ailleurs dans l’organisme et d’être responsable de l’apparition de métastases (c’est-à-dire des cellules cancéreuses de la tumeur primaire qui se déplacent dans le corps et vont former des tumeurs dans une ou plusieurs autres parties du corps). Les sites fréquents de métastases du cancer du poumon sont le cerveau, les os, les glandes surrénales (situées au-dessus des reins et impliquées dans la production d’hormones), le poumon controlatéral (de l'autre côté), le foie, le péricarde (le tissu fibreux qui enveloppe le cœur) et les reins.
Les types de cancers du poumon
Il existe différents types de cancers du poumon. Savoir à quel type appartient votre cancer est important pour comprendre les traitements qui vous sont disponibles et comment la maladie va impacter votre vie au quotidien.
Les deux principaux types de cancers du poumon sont le cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) et le cancer du poumon à petites cellules (CPPC). Ces deux types de cancers du poumon diffèrent à bien des égards, notamment leur point d'origine, la façon dont ils se développent et l'apparence des cellules cancéreuses. Ils sont également traités par des approches différentes. Il existe également d'autres types de cancers qui touchent les poumons.
Le cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC)
Le cancer du poumon à petites cellules (CPPC)
Les autres types de cancers du poumon
Références:
ESMO. Série Guides ESMO pour le patient – Cancer du poumon non à petites cellules. Disponible ici:
https://www.esmo.org/content/download/7250/143186/1/FR-Cancer-du-Poumon-Non-%C3%A0-Petites-Cellules-Guide-pour-les-Patients.pdf (consulté le 3 mars 2022).
World Health Organization. Fact sheets – Cancer. Disponible ici:
https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/cancer (consulté le 10 mars 2022).
Cancer Research UK. Types of lung cancer. Disponible ici:
https://www.cancerresearchuk.org/about-cancer/lung-cancer/stages-types-grades/types (consulté le 10 mars 2022).
Fondation contre le cancer. Métastase. Disponible ici:
https://www.cancer.be/le-cancer/metastase (consulté le 24 mars 2022).
Causes et facteurs de risques
Il est généralement difficile de déterminer la cause exacte d'un cancer du poumon. Cependant, de nombreux facteurs de risques contribuant au développement du cancer du poumon sont connus.
Tabagisme
Le principal facteur de risque du cancer du poumon est le tabagisme. Environ 80 à 90 % des cancers du poumon sont causés par le tabagisme dans la population caucasienne, et les personnes qui fument sont environ 20 fois plus à risque de développer un cancer du poumon que celles qui ne fument pas. Le risque lié au tabagisme dépend de plusieurs facteurs, notamment la durée pendant laquelle on a fumé et l’âge auquel on a commencé à fumer. Le tabagisme passif augmente également le risque de développer un cancer du poumon. Dans tous les cas, arrêter de fumer à n’importe quel âge permet de réduire ce risque. Vous voulez arrêter de fumer ? Vous pouvez trouver du soutien sur les sites web tabacstop.be ou sante.public.lu .
Exposition à des toxines
Environ 10% des cancers du poumon trouvent leur origine dans l’exposition à des toxines. Le radon, un gaz naturellement émis par les roches, le sol et l’eau, est considéré comme un facteur de risque important. De même, l'exposition à certaines toxines (comme l'amiante, l'arsenic, le charbon ou les gaz d'échappement de moteurs diesel) augmente également le risque de développer un cancer du poumon. Souvent, ces expositions sont d’origines professionnelles et certaines personnes peuvent être considérées à risque en raison de leur secteur d’activité ou de leur lieu de travail.
Antécédents personnels ou familiaux
Le risque de cancer du poumon peut être plus élevé si d'autres membres de la famille (parents, frères et sœurs...) ont eu un cancer du poumon par une exposition aux mêmes facteurs de risque, tels que le tabagisme ou d'autres substances, ou en raison de facteurs de risque génétiques.
Références:
ESMO. Série Guides ESMO pour le patient – Cancer du poumon non à petites cellules. Disponible ici:
https://www.esmo.org/content/download/7250/143186/1/FR-Cancer-du-Poumon-Non-%C3%A0-Petites-Cellules-Guide-pour-les-Patients.pdf (consulté le 3 mars 2022).
Centers for Disease Control and Prevention. What are the risk factors for lung cancer? Disponible ici:
https://www.cdc.gov/lung-cancer/risk-factors/index.html (consulté le 3 mars 2022).
Cancer Research UK. Lung cancer risk. Disponible ici:
https://www.cancerresearchuk.org/health-professional/cancer-statistics/statistics-by-cancer-type/lung-cancer/risk-factors (consulté le 10 mars 2022).
Symptômes
Bien qu'il existe différents types et sous-types de cancers du poumon, il n'y a pas deux cancers du poumon identiques et les symptômes peuvent varier fortement d'une personne à l'autre. Lorsque le cancer du poumon est détecté précocement, c’est souvent par hasard. En effet, il arrive qu'un cancer du poumon soit détecté lors d’un examen radiologique ou d'un autre examen diagnostique effectué pour une autre raison, en préparation d’une intervention chirurgicale par exemple.
Marie Christine: “Comment les médecins ont-ils découvert mon cancer ? Tout à fait par hasard. J’avais une occlusion intestinale et j’ai dû passer un scanner. Les résultats ont montré que j’avais… un cancer au poumon droit.”
Chez certaines personnes atteintes du cancer du poumon, aucun symptôme n’est présent. Pour d'autres, les effets du cancer peuvent se manifester par des symptômes locaux ou des symptômes généraux. La présence éventuelle de métastases peut également influencer le type de symptômes.
Les symptômes locaux fréquents comprennent :

UNE TOUX PERSISTANTE

UN ESSOUFFLEMENT

UN ENROUEMENT DE LA VOIX

DES CRACHATS SANGUINOLENTS

DES DOULEURS THORACIQUES

DES INFECTIONS PULMONAIRES À RÉPÉTITION
Des symptômes généraux peuvent également apparaître :

UNE PERTE DE POIDS INEXPLIQUÉE

UN MANQUE D'APPÉTIT

UN MANQUE D'ÉNERGIE
La présence et l'intensité des symptômes ne sont pas strictement liées au degré d'avancement de la maladie. Le cancer du poumon peut avoir atteint un stade avancé dès les premiers symptômes ou être détecté précocement malgré des symptômes assez marqués. D’autres symptômes peuvent également être ressentis suite à la propagation de la tumeur et dépendent de la localisation des métastases. Une douleur au niveau du dos peut par exemple être due à la présence de métastases osseuses et un mal de tête ou des vertiges peuvent faire suite à des métastases cérébrales.
Ces symptômes peuvent être causés par un cancer du poumon mais également par de nombreuses autres affections et maladies. C'est pourquoi il est important de consulter votre médecin traitant si vous remarquez des symptômes comparables.
Références:
ESMO. Série Guides ESMO pour le patient – Cancer du poumon non à petites cellules. Disponible ici:
https://www.esmo.org/content/download/7250/143186/1/FR-Cancer-du-Poumon-Non-%C3%A0-Petites-Cellules-Guide-pour-les-Patients.pdf (consulté le 7 mars 2022).
Fondation contre le cancer. Cancer du poumon – Symptômes. Disponible ici:
https://www.cancer.be/les-cancers/types-de-cancers/cancer-du-poumon/sympt-mes (consulté le 7 mars 2022).
Cancer Research UK. Lung cancer symptoms. Disponible ici: https://www.cancerresearchuk.org/about-cancer/lung-cancer/symptoms (consulté le 10 mars 2022).
National Cancer Institute. Metastatic cancer: when cancer spreads. Disponible ici: https://www.cancer.gov/types/metastatic-cancer (consulté le 24 mars 2022).
Diagnostic
Le diagnostic du cancer du poumon est établi à partir des résultats de plusieurs analyses et examens. Généralement, sur base de vos symptômes, votre médecin effectue un premier examen physique de votre thorax et de vos ganglions lymphatiques. Un échantillon de sang peut également être prélevé afin de détecter de petits morceaux de tumeurs qui indique la présence d’un cancer. Si les résultats de ces premiers examens suggèrent un cancer du poumon, le diagnostic est confirmé par imagerie et des tests supplémentaires sont effectués pour établir le type de cancer du poumon ainsi que le traitement le plus approprié.
Imagerie
Il existe plusieurs techniques d’imagerie qui permettent de confirmer le diagnostic mais également d’évaluer l’étendue du cancer du poumon.
La radiographie du thorax.
Il s’agit généralement du premier examen réalisé qui permet de détecter une éventuelle anomalie au niveau des poumons, par exemple une tache ou un voile.
Le scanner du thorax et de la partie haute de l’abdomen.
Cette technique permet d’obtenir une image 3D du thorax et de la partie haute de l’abdomen pour localiser précisément la tumeur dans les poumons. Cet examen permet également de contrôler la propagation du cancer dans les poumons ou à d’autres parties du corps. Cet examen ne provoque pas d'inconfort ou de douleurs et dure environ 10 minutes.
La tomographie par émission de positrons (PET scan)/la tomodensitométrie (CT scan).
Cette technique permet de mesurer l’activité des cellules et d’obtenir des images détaillées des poumons et autres tissus mous. Un produit radioactif qui se fixe sur les cellules cancéreuse est injecté par voie intraveineuse avant l’examen afin d’améliorer l’interprétation des images. Le produit diffuse dans le corps pendant environ une heure et il faut ensuite rester allongé et immobile pendant le scanner qui prend environ 30 à 60 minutes.
L’imagerie par résonance magnétique (IRM) du cerveau.
Cette technique permet de savoir si le cancer du poumon s’est étendu au cerveau. Un produit de contraste peut également être injecté pour améliorer la visualisation des images. Pour cet examen, il faut rester allongé et immobile environ 30 minutes pendant le scanner. Vous entendrez un bruit fort qui ressemble à des coups.
Examen histopathologique
Si un dépistage par imagerie présente une anomalie, l’équipe soignante effectue des examens complémentaires sur des prélèvements appelés "biopsies" afin d’établir un diagnostic plus précis. L’analyse de la biopsie au microscope va permettre de déterminer si la masse suspecte est bénigne ou cancéreuse. S’il s’agit d’une tumeur maligne, la biopsie permettra de préciser le type de cancers du poumon, essentiel pour le choix du traitement.
Il existe différentes techniques de biopsie pour une masse située dans la poitrine. Les deux techniques principales sont:
La bronchoscopie
Cette technique, réalisée sous anesthésie locale ou générale, est la plus appropriée si la tumeur se situe dans les voies aériennes centrales. Un pneumologue ou une infirmière médicale inspecte l’intérieur des voies respiratoires à l’aide d’un bronchoscope qui est un fin tube flexible muni d’une caméra et d’instruments permettant de prélever un petit morceau de la masse suspecte.
La bronchoscopie peut également être assistée par échographie (EBUS) ou par navigation électromagnétique (ENB). Ces techniques permettent de savoir si le cancer s’est étendu aux ganglions lymphatiques et d’atteindre des masses suspectes en périphérie des poumons.
Tony: “Pendant l’examen EBUS, une minuscule caméra est introduite via la trachée dans les poumons, également pour prélever un morceau de tissu glandulaire pour analyse. On est à moitié endormi, comme si tu passais un bon moment au café. À vrai dire, on ne le vit qu’à moitié.”
La ponction transthoracique
Cette technique est utilisée si la masse suspecte est située sur le bord d’un poumon loin des voies centrales. Lors de cet examen, la masse suspecte est d’abord repérée par un scanner ou par une échographie. Sous anesthésie locale ou générale, une aiguille est ensuite introduite entre les côtes et à travers le poumon pour réaliser le prélèvement.
Les autres techniques sont:
La thoracocentèse/drainage pleural.
Cette technique permet de prélever le liquide de la cavité pleurale, entre la membrane qui recouvre les poumons (la plèvre) et la cage thoracique. Sous anesthésie locale et généralement accompagné d'une échographie, une aiguille est insérée entre deux côtes jusque dans la cavité pleurale pour effectuer le prélèvement.
La thoracoscopie.
Cette technique permet d’explorer la cavité thoracique. Elle peut être utilisée pour prélever des échantillons de tissus afin de diagnostiquer et stadifier le cancer du poumon mais également pour retirer de petites tumeurs au poumon. Pendant cette intervention, qui est réalisée sous anesthésie générale, une à trois incisions sont pratiquées dans le thorax afin de laisser passer les instruments chirurgicaux
Examen moléculaire des tissus dans le cancer du poumon
L’analyse des cellules tumorales prélevées permet également d’identifier les protéines anormales en réalisant un profilage moléculaire. En effet, certains cancers du poumon présentent des modifications particulières de gènes ou de protéines qui vont modifier la façon dont le cancer se comporte et se développe. C'est ce que l'on appelle des mutations.
Ces mutations peuvent être utilisées comme cibles pour des traitements médicamenteux spécifiques (les thérapies ciblées). Les mutations les plus fréquemment rencontrées au niveau des tumeurs pulmonaires sont:
Chez certains patients, on observe également un taux élevé de ligand de la protéine de mort programmée 1 (PD-L1), une protéine qui permettrait aux cellules cancéreuses de ne pas être reconnues par le système immunitaire. En fonction de la quantité de PD-L1, un traitement par immunothérapie peut être envisagée.
Des analyses de mutations peuvent également être réalisées sur des échantillons de sang ou d’autres liquides corporels car certaines cellules tumorales se détachent de la tumeur primaire et se retrouvent dans la circulation sanguine. C’est ce qu’on appelle des "biopsies liquides".
Tony: “Cette fois-là, il s’agissait d’une biopsie liquide. Quel soulagement : ils n’avaient besoin que d’un échantillon de sang.”
L’examen biologique de la tumeur nécessite du temps et les résultats complets prennent souvent une à deux semaines pour être obtenus. Savoir si votre cancer est porteur d'une mutation, et laquelle, est important pour comprendre votre maladie et les décisions relatives à votre traitement et votre suivi médical. N’hésitez pas à demander plus d'informations à votre médecin.
Comprendre votre rapport d’anatomopathologie
PD-L1, marqueurs moléculaires (EGFR…) et points clés à discuter avec votre médecin
Un anatomo-pathologiste est un médecin spécialisé dans l’examen des tissus et des cellules du corps afin d’identifier et de comprendre les maladies. Il ou elle observe le prélèvement au microscope pour déterminer s’il s’agit d’un cancer et, le cas échéant, de quel type. Votre compte rendu anatomopathologique est un résumé de cet examen du tissu qui vous été prélevé. Ces informations aident vos médecins à élaborer avec vous le meilleur plan de traitement qui sera le plus adapté pour votre maladie. Le rapport ne contient pas seulement le diagnostic, mais aussi des données importantes pour les prochaines étapes de vos soins. Dans cette vidéo, nous expliquons pas à pas ce que vous pouvez retrouver dans le compte rendu.
Comorbidités
Les patients atteints d’un cancer du poumon présentent souvent des comorbidités qui peuvent interférer avec le diagnostic ou le traitement et qui peuvent mener à des complications supplémentaires.
Qu’est-ce qu’une comorbidité ?
Une comorbidité est une maladie ou un trouble supplémentaire à la maladie primaire (ici le cancer du poumon). Une comorbidité peut être indépendante ou liée à la maladie primaire.
Le cancer du poumon affecte souvent les fumeurs et ex-fumeurs. Ces personnes présentent régulièrement d’autres comorbidités liées au tabagisme (principalement des problèmes cardiovasculaires et respiratoires telles que la bronchopneumopathie chronique obstructive [BPCO]) qui s’ajoutent au cancer du poumon. De plus, l’âge souvent avancé des personnes atteintes du cancer du poumon augmente le risque de comorbidités telles que le diabète ou les insuffisances rénales.
Pourquoi ces comorbidités sont-elles importantes pour le traitement de votre cancer ?
Il est important de savoir si vous souffrez de comorbidités car celles-ci peuvent compliquer le traitement du cancer du poumon. En effet, la présence d’une autre maladie peut limiter vos options thérapeutiques mais également influencer l’efficacité d’un traitement ou votre capacité à le tolérer.
Dans certains cas, il est néanmoins possible de diminuer le risque dû aux comorbidités, par exemple en arrêtant de fumer ou en suivant des thérapies physiques telles que la réhabilitation respiratoire, et ainsi vous permettre de recevoir le traitement le plus adéquat.
Références:
Leduc C, Antoni D, Charloux A, Falcoz P-E, Quoix E. Comorbidities in the management of patients with lung cancer. Eur Respir J. 2017;49 (3):1601721. Beschikbaar op: https://erj.ersjournals.com/content/49/3/1601721
ESMO. Série Guides ESMO pour le patient – Cancer du poumon non à petites cellules. Disponible ici:
https://www.esmo.org/content/download/7250/143186/1/FR-Cancer-du-Poumon-Non-%C3%A0-Petites-Cellules-Guide-pour-les-Patients.pdf (consulté le 7 mars 2022).
Fondation contre le cancer. Cancer du poumon – Examens. Disponible ici:
https://www.cancer.be/les-cancers/types-de-cancers/cancer-du-poumon/examens (consulté le 7 mars 2022).
National Lung Screening Trial Research Team, Church TR, Black WC, Aberle DR, Berg CD, Clingan KL, Duan F, Fagerstrom RM, Gareen IF, Gierada DS, Jones GC, Mahon I, Marcus PM, Sicks JD, Jain A, Baum S. Results of initial low-dose computed tomographic screening for lung cancer. N Engl J Med. 2013;368(21):1980-91. Disponible ici:
https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1209120.
Gex G, Montet X, Rochat T, Gasche-Soccal PM. Recontre du « GPS » et du poumon : navigation électromagnétique pour le diagnostic des lésions pulmonaires. Rev Med Suisse. 2010;6:2252-6. Disponible ici:
https://www.revmed.ch/view/542263/4366788/RMS_idPAS_D_ISBN_pu2010-42s_sa07_art07.pdf.
Société Canadienne du cancer. Thoracoscopie. Disponible ici:
https://cancer.ca/fr/treatments/tests-and-procedures/thoracoscopy (consulté le 25 mars 2022).
Zhang Z, Ramnath N, Nagrath S. Current status of CTS as liquid biopsy in lung cancer and future directions. Front Oncol. 2015;5:209. Disponible ici: https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fonc.2015.00209/full.
Leduc C, Antoni D, Charloux A, Falcoz P-E, Quoix E. Comorbidities in the management of patients with lung cancer. Eur Respir J. 2017;49(3):1601721. Disponible ici: https://erj.ersjournals.com/content/49/3/1601721.
Stades de la maladie
Après un diagnostic de cancer du poumon, le bilan d'extension (c'est-à-dire l'ensemble des examens médicaux permettant de déterminer le stade d'une tumeur maligne) fournit des informations importantes sur l'étendue du cancer dans le corps et la réponse attendue au traitement.
Le stade d'un cancer décrit la taille de la tumeur et son éventuelle diffusion dans le corps. Cette information vient compléter les analyses caractérisant le type et les mutations du cancer du poumon pour aider les médecins à déterminer la gravité de la maladie, la meilleure façon de la traiter, et les chances de survie.
La classification TNM détermine le stade du cancer par trois paramètres: T (tumeur), N (ganglion – node en anglais) et M (métastase):
Des chiffres (et dans certains cas des lettres) apparaissent après T, N et M pour fournir plus de détails sur chacun de ces facteurs. Une fois que T, N et M ont été caractérisés, ces informations sont combinées pour déterminer le stade global de la maladie. Bien que l'expérience du cancer de chaque personne soit unique, les cancers à des stades similaires ont tendance à avoir une perspective similaire et sont souvent traités de la même manière.
Ce système de stadification est utilisé pour le cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) et dans une moindre mesure pour le cancer du poumon à petites cellules (CPPC). Pour le CPPC, les médecins utilisent généralement un système de stadification à deux stades : le stade limité et le stade étendu.
La stadification avec le système TNM peut être complexe, n'hésitez donc pas à poser vos questions à votre équipe de soins, ses membres vous expliqueront le type et le stade de cancer du poumon dont vous êtes atteint et quelles en sont les implications.
Références:
ESMO. Série Guides ESMO pour le patient – Cancer du poumon non à petites cellules. Disponible ici:
https://www.esmo.org/content/download/7250/143186/1/FR-Cancer-du-Poumon-Non-%C3%A0-Petites-Cellules-Guide-pour-les-Patients.pdf (consulté le 27 avril 2022).
American Cancer Society. Non-small cell lung cancer staging. Disponible ici:
https://www.cancer.org/cancer/lung-cancer/detection-diagnosis-staging/staging-nsclc.html (consulté le 7 mars 2022).
American Cancer Society. Small cell lung cancer staging. Disponible ici:
https://www.cancer.org/cancer/lung-cancer/detection-diagnosis-staging/staging-sclc.html (consulté le 7 mars 2022).
Traitements
Il existe de nombreux traitements différents pour lutter contre le cancer du poumon. Chaque personne – et par conséquent, chaque cancer – est unique. Toutefois, le cancer du poumon est une maladie grave qui nécessite une prise en charge dès confirmation du diagnostic.
Le traitement proposé peut viser à:
De nombreux paramètres sont pris en compte par votre équipe de soins pour définir la meilleure approche thérapeutique pour vous car il existe plusieurs options de traitements du cancer du poumon, notamment:
Certains de ces traitements sont appliqués séquentiellement et peuvent également être combinés, tels que la chimioradiothérapie.
Votre oncologue collabore avec vous pour déterminer le traitement le plus approprié en fonction de votre âge, de votre état de santé général, de vos antécédents médicaux et de tabagisme, ainsi que sur base du type et du stade de votre cancer du poumon. Vos besoins et vos préférences sont également pris en compte par votre équipe de soins pour définir la meilleure approche thérapeutique pour vous.
Votre médecin vous indiquera également tous les effets secondaires du traitement proposé. Maintenez une bonne communication avec votre équipe de soins, notamment par rapport aux effets secondaires du traitement, elle pourra ainsi vous proposer des solutions pour gérer et contrôler les effets secondaires mais également adapter votre traitement en fonction de vos besoins et préférences.
Références:
ESMO. Série Guides ESMO pour le patient – Cancer du poumon non à petites cellules. Disponible ici:
https://www.esmo.org/content/download/7250/143186/1/FR-Cancer-du-Poumon-Non-%C3%A0-Petites-Cellules-Guide-pour-les-Patients.pdf (consulté le 9 mars 2022).
Fondation contre le cancer. Cancer du poumon – Traitements. Disponible ici:
https://www.cancer.be/les-cancers/types-de-cancers/cancer-du-poumon/traitements (consulté le 9 mars 2022).
Hiddinga BI, Raskin J, Janssens A, Pauwels P, Van Meerbeeck JP. Recent developments in the treatment of small cell lung cancer. Eur Respir Rev. 2021;30(161):210079. Disponible ici:
https://err.ersjournals.com/content/30/161/210079.
McDonald F, De Waele M, Hendricks LEL, Faivre-Finn C, Dingemans A-MC, Van Schil PE. Management of stage I and II nonsmall cell lung cancer. Eur Respir J. 2017;49(1):1600764. Disponible ici:
La chirurgie
Lorsque la maladie est détectée à un stade précoce et que le cancer est limité au poumon, la tumeur peut être enlevée par une procédure appelée résection chirurgicale. Il existe différentes opérations en fonction de la taille, du stade et de la propagation du cancer.
La quantité de poumon retirée par le chirurgien peut varier d’une petite partie à la totalité d’un des deux poumons:
Résection cunéiforme ou segmentectomie.
Résection cunéiforme ou segmentectomie. Cette opération peut être proposée lorsque le cancer est détecté à un stade très précoce et consiste à enlever une toute petite partie du poumon.
Lobectomie
Cette technique consiste à retirer un des lobes du poumon
Pneumectomie.
Il s’agit d’une opération complexe qui consiste à enlever totalement un des deux poumons.
Lors d’une chirurgie, des ganglions lymphatiques proches de la tumeur peuvent également être retirés. Leur analyse permet de savoir si la tumeur s’est propagée au-delà du poumon et de déterminer si vous avez besoin d’autres traitements.
Les effets secondaires les plus fréquemment observés après une chirurgie du cancer du poumon sont:
Votre médecin vous informera sur ces effets secondaires et vous indiquera les moyens de les éviter ou de les minimiser. Si vous présentez des douleurs ou des symptômes, informez votre médecin dès que possible afin de vous faire aider.
Pour plus d’informations concernant la chirurgie oncologique vous pouvez consulter le site web Chirurgie | Fondation contre le Cancer.
Références:
ESMO. Série Guides ESMO pour le patient – Cancer du poumon non à petites cellules. Disponible ici:
https://www.esmo.org/content/download/7250/143186/1/FR-Cancer-du-Poumon-Non-%C3%A0-Petites-Cellules-Guide-pour-les-Patients.pdf (consulté le 15 mars 2022).
Fondation contre le cancer. Cancer du poumon – Traitements. Disponible ici:
https://www.cancer.be/les-cancers/types-de-cancers/cancer-du-poumon/traitements (consulté le 15 mars 2022).
Fondation contre le cancer. Chirurgie. Disponible ici:
https://www.cancer.be/les-cancers/traitements/la-chirurgie (consulté le 28 mars 2022).
La chimiothérapie
La chimiothérapie utilise un ou plusieurs des nombreux médicaments existants pour détruire les cellules cancéreuses et les empêcher de se multiplier.
Elle peut être utilisée comme thérapie unique ou combinée à d’autres traitements:
La chimiothérapie néo-adjuvante.
Chimiothérapie proposée avant la chirurgie ou la radiothérapie afin de faire régresser au maximum la tumeur ou de réduire les potentielles douleurs post-opératoires.
La chimiothérapie adjuvante.
Chimiothérapie proposée après la chirurgie ou la radiothérapie pour détruire les cellules cancéreuses restantes.
La chimiothérapie palliative.
Chimiothérapie proposée en tant que soin palliatif afin de soulager les symptômes et de prolonger la vie.
La chimioradiothérapie.
Combinaison de chimiothérapie et de radiothérapie proposée afin de bénéficier de l’effet des deux traitements. Elle peut être utilisée pour des tumeurs qui ne sont plus opérables afin de détruire ou de réduire la tumeur. Vous suivez une chimioradiothérapie et vous voulez plus d’informations et de support ? Téléchargez notre brochure ici.
La chimiothérapie peut être administrée par voie orale (sous forme de comprimés) ou directement dans une veine (par un cathéter).
Les effets secondaires de la chimiothérapie que vous pourriez ressentir dépendent du ou des médicaments et des doses utilisées. Les plus courants sont:
La plupart de ces effets secondaires sont temporaires et disparaîtront après la fin du traitement. Votre équipe de soins vous aidera à les prévenir et à les gérer.
Les infirmières/infirmiers vous assisteront de près pendant votre chimiothérapie. Regardez leurs conseils et astuces pendant la chimiothérapie dans la vidéo suivante !
Pour plus d’informations concernant la chimiothérapie, vous pouvez consulter le site web Chimiothérapie | Fondation contre le Cancer.
Références:
ESMO. Série Guides ESMO pour le patient – Cancer du poumon non à petites cellules. Disponible ici:
https://www.esmo.org/content/download/7250/143186/1/FR-Cancer-du-Poumon-Non-%C3%A0-Petites-Cellules-Guide-pour-les-Patients.pdf (consulté le 15 mars 2022).
Fondation contre le cancer. Cancer du poumon – Traitements. Disponible ici:
https://www.cancer.be/les-cancers/types-de-cancers/cancer-du-poumon/traitements (consulté le 16 mars 2022).
Fondation contre le cancer. Chimiothérapie. Disponible ici:
https://www.cancer.be/les-cancers/traitements/chimioth-rapie (consulté le 28 mars 2022).
La radiothérapie
Ce traitement utilise des radiations pour tuer les cellules cancéreuses. La radiothérapie peut être administrée seule ou en combinaison avec d’autres traitements:
La radiothérapie néo-adjuvante.
Radiothérapie proposée pour diminuer la taille de la tumeur afin de la rendre plus facile à enlever par chirurgie.
La radiothérapie adjuvante
Radiothérapie proposée après la chirurgie pour détruire localement les cellules cancéreuses restantes.
La radiothérapie palliative.
Radiothérapie proposée afin de contrôler les symptômes et de prolonger la vie.
La chimioradiothérapie.
Combinaison de chimiothérapie et de radiothérapie proposée afin de bénéficier de l’effet des deux traitements. Elle peut être utilisée pour des tumeurs qui ne sont plus opérables afin de détruire ou de réduire la tumeur. Vous suivez une chimioradiothérapie et vous voulez plus d’informations et de support ? Téléchargez notre brochure ici
Pour le traitement du cancer du poumon, la radiothérapie cible généralement la tumeur depuis l’extérieur du corps. Le radiothérapeute utilise une machine pour diriger un faisceau de rayons X sur l’endroit de la tumeur pendant une courte durée. Ce traitement est généralement répété sur plusieurs séances.
Les effets secondaires varient en fonction de la localisation et du mode d’administration des radiations. Ils apparaissent généralement deux à trois semaines après le traitement et comprennent:
Il est important de signaler ces symptômes à votre médecin. Votre équipe de soins pourra vous conseiller et si nécessaire adapter votre traitement.
Pour plus d’informations concernant la radiothérapie, vous pouvez consulter le site web Radiothérapie | Fondation contre le Cancer.
Références:
ESMO. Série Guides ESMO pour le patient – Cancer du poumon non à petites cellules. Disponible ici:
https://www.esmo.org/content/download/7250/143186/1/FR-Cancer-du-Poumon-Non-%C3%A0-Petites-Cellules-Guide-pour-les-Patients.pdf (consulté le 15 mars 2022).
Fondation contre le cancer. Cancer du poumon – Traitements. Disponible ici:
https://www.cancer.be/les-cancers/types-de-cancers/cancer-du-poumon/traitements (consulté le 16 mars 2022).
Fondation contre le cancer. Radiothérapie. Disponible ici:
https://www.cancer.be/les-cancers/traitements/radioth-rapie (consulté le 28 mars 2022).
L’immunothérapie
Notre corps se protège des attaques extérieures (bactéries, virus…) grâce à ses défenses immunitaires. Notre système immunitaire peut également détecter et éliminer les cellules cancéreuses. Cependant, lorsqu’un cancer se développe, cela signifie que les cellules cancéreuses ont échappé à la surveillance immunitaire de notre organisme. Alors que les traitements traditionnels (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie...) visent directement la tumeur, les immunothérapies agissent de manière indirecte en activant le système immunitaire. Elles viennent renforcer les défenses naturelles de votre organisme contre la tumeur afin de lui permettre de reconnaître et d’éliminer la tumeur de lui-même.
Johan: “(…) nous avons commencé l’immunothérapie. Et cela va beaucoup mieux. (…) Je ne sais pas comment ça fonctionne précisément. Mais on me dit que le cancer se ‘ratatine’ et qu’il dort. (…) Jusqu’à présent la tumeur poursuit son sommeil, tandis que moi je vais mieux.”
Il existe de nombreuses immunothérapies comme par exemple les inhibiteurs de checkpoint immunitaire qui ciblent la protéine PD-L1; une protéine située à la surface des cellules et qui permettrait aux cellules cancéreuses de ne pas être reconnues par le système immunitaire. En désactivant la fonction de cette protéine, les immunothérapies permettent ainsi au système immunitaire de s’attaquer au cancer.
L'immunothérapie ne peut pas être utilisée de manière systématique pour tous les types de cancers du poumon. Son utilisation dépend du type et du stade de la tumeur. Elle peut être proposée en monothérapie ou combinée à d’autres traitements (chirurgie, chimiothérapie ou radiothérapie). Plusieurs immunothérapies différentes peuvent également être combinées. L’immunothérapie est toujours administrée par perfusion.
Les effets secondaires de l’immunothérapie sont variés et différents des effets secondaires observés avec la chimiothérapie ou les thérapies ciblées. De même, des effets secondaires différents peuvent être observés chez des patients atteints d’un cancer du poumon similaire et traités avec les mêmes immunothérapies. Certains patients n’ont pas d’effets secondaires alors que pour d’autres, ceux-ci peuvent être graves.
Il est donc important de pouvoir identifier les effets secondaires liés à l’immunothérapie et de garder un contact étroit avec votre équipe de soins pendant le traitement. Les effets secondaires les plus fréquents sont observés au niveau de la peau ou de l’appareil digestif, toutefois d’autres organes peuvent être touchés:
Consultez votre équipe de soins si vous observez l’apparition ou l’aggravation de ces symptômes. Une prise en charge rapide permet de traiter correctement ces effets secondaires.
Les infirmières/infirmiers vous assisteront de près pendant votre immunothérapie. Regardez leurs conseils et astuces pendant l’immunothérapie dans la vidéo suivante !
Vous pouvez retrouver plus d’informations sur l’immunothérapie sur le site web Immunothérapie | Fondation contre le Cancer.
Références:
ESMO. Série Guides ESMO pour le patient – Cancer du poumon non à petites cellules. Disponible ici:
https://www.esmo.org/content/download/7250/143186/1/FR-Cancer-du-Poumon-Non-%C3%A0-Petites-Cellules-Guide-pour-les-Patients.pdf (consulté le 15 mars 2022).
ESMO. Série guides pour les patients ESMO – Les effets secondaires liés à l’immunothérapie. Disponible ici:
https://www.esmo.org/content/download/138227/2546564/file/FR-Guide-pour-les-Patients-les-Effets-Secondaires-Lies-a-l-Immunotherapie.pdf (consulté le 16 mars 2022).
Cancer Research UK. What is immunotherapy? Disponible ici:
https://www.cancerresearchuk.org/about-cancer/cancer-in-general/treatment/immunotherapy/what-is-immunotherapy (consulté le 16 mars 2022).
Fondation contre le cancer. Immunothérapie. Disponible ici:
https://www.cancer.be/les-cancers/traitements/immunoth-rapie (consulté le 28 mars 2022).
Les thérapies ciblées
Les thérapies ciblées permettent de freiner la multiplication des cellules cancéreuses en bloquant des protéines anormales causées par des mutations génétiques spécifiques (ALK, ROS1, EGFR…). Ces protéines anormales se retrouvent en plus grande quantité dans les cellules cancéreuses que dans les cellules normales. Les thérapies ciblées permettent donc de viser spécifiquement les cellules cancéreuses et d’épargner largement les autres organes, réduisant ainsi les effets secondaires.
Ces traitements sont proposés en fonction du diagnostic du cancer du poumon et ne peuvent pas être utilisés de manière systématique. Sur base de l’examen des résultats de la biopsie des cellules cancéreuses, le traitement est choisi de manière à cibler les cellules cancéreuses présentant des mutations spécifiques.
Différentes thérapies ciblées peuvent être utilisées:
Les effets secondaires sont différents d’un traitement à l’autre mais en général les plus fréquents sont:
Votre médecin peut vous aider à éviter ou à contrôler la plupart des effets secondaires dus aux thérapies ciblées. N’hésitez pas à prendre contact avec votre médecin.
Aussi, les infirmières/infirmiers vous assisteront de près pendant votre thérapie ciblée. Regardez leurs conseils et astuces pendant la thérapie ciblée dans la vidéo suivante !
Pour plus d’informations sur les thérapies ciblées, vous pouvez consulter le site web Traitements ciblés | Fondation contre le Cancer.
Références:
ESMO. Série Guides ESMO pour le patient – Cancer du poumon non à petites cellules. Disponible ici:
https://www.esmo.org/content/download/7250/143186/1/FR-Cancer-du-Poumon-Non-%C3%A0-Petites-Cellules-Guide-pour-les-Patients.pdf (consulté le 16 mars 2022).
Fondation contre le cancer. Cancer du poumon – Traitements. Disponible ici:
https://www.cancer.be/les-cancers/types-de-cancers/cancer-du-poumon/traitements (consulté le 16 mars 2022).
Fondation contre le cancer. Traitements ciblés. Disponible ici:
https://www.cancer.be/les-cancers/traitements/les-nouveaux-traitements-cibl-s (consulté le 28 mars 2022).
Les soins de support, de survie, palliatifs et de fin de vie
Au-delà des traitements visant à lutter contre le cancer, d’autres traitements peuvent vous être proposés afin d’améliorer votre qualité de vie.
Ces soins sont généralement offerts pendant le traitement afin de vous aider à gérer les symptômes du cancer et les effets secondaires des traitements. Il peut s’agir de soins médicaux pour soulager les obstructions respiratoires, la douleur, les nausées et vomissements et les autres effets secondaires mais également de soutien nutritionnel pour vous aider à garder une bonne alimentation malgré les altérations et pertes d’appétit possibles.
Ces soins s’adressent aux patients qui survivent à un cancer. En effet, même guéri ou avec un cancer sous contrôle, vous pouvez rencontrer des problèmes physiques, psychologiques, sociaux et économiques. Les soins de survie sont destinés à vous aider à retrouver une vie aussi normale que possible après le cancer. Pour plus d’informations sur les soins de survie, vous pouvez consulter ce guide via le site web https://www.esmo.org/content/download/147200/2660987/file/ESMO-Guide-pour-les-Patients-Survie.pdf
Les soins palliatifs sont des mesures ou des traitements qui permettent de soulager la douleur et certains symptômes chez les personnes dont la maladie est avancée. Par exemple, des chimiothérapies peuvent être réalisées dans un contexte palliatif si on sait qu’il n’y aura pas de guérison possible mais une prolongation de la vie dans de bonnes conditions. Pour plus d’informations sur les soins palliatifs, vous pouvez consulter le site web https://www.cancer.be/aide-aux-patients/soins-palliatifs.
Lorsque le cancer est devenu incurable, le rôle de l’équipe de soins sera de rendre aussi confortable que possible la vie de la personne malade. Les soins se concentrent alors sur le soulagement des symptômes physiques et psychologiques. Votre équipe de soins sera à l’écoute pour vous soutenir ainsi que vos proches.
Références:
ESMO. Série Guides ESMO pour le patient – Cancer du poumon non à petites cellules. Disponible ici:
https://www.esmo.org/content/download/7250/143186/1/FR-Cancer-du-Poumon-Non-%C3%A0-Petites-Cellules-Guide-pour-les-Patients.pdf (consulté le 16 mars 2022).
ESMO. Série Guides ESMO pour les patients – Survie. Disponible ici:
https://www.esmo.org/content/download/147200/2660987/file/ESMO-Guide-pour-les-Patients-Survie.pdf (consulté le 17 mars 2022).
Fondation contre le cancer. Soins palliatifs. Disponible ici:
https://www.cancer.be/aide-aux-patients/soins-palliatifs (consulté le 22 avril 2022).
Les essais cliniques
Des études cliniques sont réalisées afin de tester de nouveaux traitements, de nouvelles combinaisons de traitements ou encore de comprendre comment fonctionnent les traitements anticancéreux. Votre médecin pourrait vous proposer de participer à un essai clinique et vous êtes libre d’accepter ou de refuser sans conséquence sur votre traitement.
La participation à un essai clinique peut avoir des avantages (accès à de nouveaux traitements, contrôle et suivi détaillé de votre santé pendant et après l’étude). Il est important de bien réfléchir et d’avoir des conversations ouvertes et honnêtes avec votre médecin avant de prendre une décision quant à votre participation à un essai clinique.
Pour plus d’informations sur les essais cliniques, vous pouvez consulter le site web cancer.be
Références:
ESMO. Série Guides ESMO pour le patient – Cancer du poumon non à petites cellules. Disponible ici:
https://www.esmo.org/content/download/7250/143186/1/FR-Cancer-du-Poumon-Non-%C3%A0-Petites-Cellules-Guide-pour-les-Patients.pdf (consulté le 16 mars 2022).
Fondation contre le cancer. Essai clinique et traitements expérimentaux. Disponible ici:
https://www.cancer.be/le-cancer/jeunes-et-cancer/les-traitements/essai-clinique-et-traitements-exp-rimentaux (consulté le 22 avril 2022).
Récidive du cancer du poumon
Les différents traitements disponibles peuvent éliminer le tissu tumoral et contrôler le cancer avec des soins de survie, on parle alors de rémission. La rémission peut être partielle ou complète si tous les signes du cancer ont disparu. Pour plus d’informations sur la rémission, vous pouvez consulter le site web cancer.be. Chez certains patients, le cancer ne se reproduit pas. Généralement, plus votre cancer du poumon est détecté à un stade précoce, plus les chances de guérison sont grandes.
Malheureusement, les patients qui survivent à un cancer du poumon peuvent développer à nouveau un cancer du poumon, c’est ce qu’on appelle la récidive. Les options de traitements dépendent des caractéristiques de la nouvelle tumeur, de votre santé et des traitements que vous avez déjà reçus.
Un cancer du poumon est le cancer le plus fréquent chez les personnes qui ont survécu à un premier cancer du poumon, mais d’autres types de cancers peuvent aussi se développer (par exemple le cancer du larynx, de la bouche et de la gorge, de l’œsophage, du pancréas…).
Certaines choses peuvent vous aider à réduire les risques de développer un autre cancer, comme arrêter de fumer, éviter de consommer de l’alcool et maintenir un poids sain par une alimentation équilibrée et en restant actif physiquement. Vous voulez arrêter de fumer ? Vous pouvez trouver du soutien sur les sites web tabacstop.be ou sante.public.lu.
Faire face à un cancer récidivant ou à un second cancer après un cancer du poumon peut être la source de beaucoup de doutes et d’incertitudes. Ne vous culpabilisez pas, même si vous faites tout pour l’éviter, le cancer peut revenir. Parlez avec votre équipe de soins et au besoin, demandez un soutien psychologique.
Dorine a eu un cancer du col de l'utérus et du sein et elle a un cancer du poumon avec une métastase à la tête. Cette tumeur a été enlevée. Redevenir libre du cancer ? Cela n’est plus possible. Mais profiter de la vie ? C'est tout à fait possible.
Vous pouvez également trouver plus d’informations sur le site web cancer.be.
Références:
ESMO. Série Guides ESMO pour le patient – Cancer du poumon non à petites cellules. Disponible ici:
https://www.esmo.org/content/download/7250/143186/1/FR-Cancer-du-Poumon-Non-%C3%A0-Petites-Cellules-Guide-pour-les-Patients.pdf (consulté le 14 mars 2022).
American Cancer Society. Second cancers after lung cancer. Disponible ici:
https://www.cancer.org/cancer/lung-cancer/after-treatment/second-cancers.html (consulté le 14 mars 2022).
American Cancer Society. Understanding recurrence. Disponible ici:
https://www.cancer.org/treatment/survivorship-during-and-after-treatment/long-term-health-concerns/recurrence.html (consulté le 14 mars 2022).
Fondation contre le cancer. Récidive, rechute, métastases… Disponible ici:
https://www.cancer.be/le-cancer/de-la-r-mission-la-gu-rison/r-cidive-rechute-m-tastases (consulté le 28 mars 2022).
Fondation contre le cancer. Rémission : de quoi s’agit-il ? Disponible ici:
https://www.cancer.be/les-cancers/r-mission-de-quoi-s-agit-il (consulté le 20 avril 2022).
Le cancer du poumon en Belgique et au Luxembourg
En 2019, 8.874 personnes (5.624 hommes et 3.250 femmes) ont été diagnostiquées d’un cancer du poumon en Belgique. Cela équivaut à environ une centaine de nouveaux diagnostics par 100.000 hommes et un peu plus d’une cinquantaine par 100.000 femmes. Le cancer du poumon touche principalement les personnes âgées; en 2019 l’âge moyen pour un nouveau diagnostic était de 70 ans chez les hommes et de 68 ans chez les femmes.
Entre 2015 et 2019, le taux de survie à 5 ans était en moyenne d'environ 22% pour les hommes et d’environ 30% chez les femmes. Cependant, l’espérance de vie d’une personne atteinte d’un cancer du poumon varie d'une personne à l'autre et dépend principalement du stade du cancer au moment du diagnostic.
Au Luxembourg, il y a eu 210 nouveaux cas de cancer de poumon en 2014 (136 chez l’homme et 74 chez la femme).
Références:
Belgian Cancer Registry. Cancer Fact Sheet Lung Cancer – Belgium 2019. Disponible ici:
http://kankerregister.org/media/docs/CancerFactSheets/2019/Cancer_Fact_Sheet_LungCancer_2019.pdf (consulté le 3 mars 2022).
Fondation contre le cancer. Cancer du poumon – Généralités. Disponible ici:
https://www.cancer.be/les-cancers/types-de-cancers/cancer-du-poumon (consulté le 3 mars 2022).
Fondation Cancer. Cancer du poumon. Epidémiologie. Disponible ici:
https ://www.cancer.lu/fr/cancer-du-poumon-0 (consulté le 27 juin 2022).
COVID-19 et le cancer du poumon
Les informations sur le coronavirus, les recommandations pour la prévention et le traitement de la COVID-19, ainsi que les mesures prises par les différents gouvernements changent constamment. Il est donc possible que les informations que vous lisez ici ne soient pas ou plus complètement à jour. Par conséquent, contactez toujours votre médecin pour obtenir les informations les plus récentes et les conseils les plus pertinents.

Pour des informations générales sur le coronavirus et les directives les plus récentes, vous pouvez visiter info-coronavirus.be ou covid-19.sciensano.be pour la Belgique et covid19.public.lu pour le Luxembourg. Vous trouverez ci-dessous des réponses à certaines questions fréquemment posées sur la COVID-19 et le cancer du poumon. Pour plus d'informations sur la COVID-19 et le cancer, vous pouvez également visiter le site web FAQ's : coronavirus et cancer | Fondation contre le Cancer.
Avez-vous un risque accru de développer une forme grave de la COVID-19 si vous avez un cancer du poumon ?
Les personnes atteintes de cancer sont généralement plus susceptibles de contracter la COVID-19 à cause de leur immunité réduite due à leur cancer ou ses traitements, mais également à cause de leur âge et de leurs comorbidités.
Les personnes atteintes d’un cancer du poumon sont particulièrement susceptibles de développer une forme sévère de la COVID-19. Elles souffrent souvent de dommages aux poumons dus au tabagisme, présentent fréquemment des comorbidités respiratoires et vasculaires et un âge avancé qui sont des facteurs de risques associés à la COVID-19. De plus, les traitements tels que la chirurgie et la radiothérapie peuvent affaiblir les poumons et prédisposer les patients à des infections plus graves.
Devez-vous adapter votre traitement contre le cancer du poumon pendant la pandémie de COVID-19 ?
Cela dépend de nombreux facteurs, tels que la gravité de la pandémie dans votre région, le stade de votre cancer du poumon, le traitement que vous recevez et si vous êtes vous-même infecté par le coronavirus ou non. Il est donc important d'en discuter avec votre médecin et votre équipe de soins.
En tant que patient atteint du cancer du poumon, pouvez-vous vous faire vacciner contre le coronavirus ?
Outre les mesures générales pour prévenir la propagation du coronavirus (telles que le port du masque buccal, une bonne hygiène des mains, le maintien de la distanciation sociale, une bonne ventilation des espaces intérieurs, la limitation des contacts), la vaccination contre la COVID-19 reste actuellement recommandée. Cependant, consultez toujours votre médecin car il existe certaines raisons médicales pour lesquelles la vaccination peut être déconseillée ou certaines situations dans lesquelles il est préférable de reporter la vaccination.
Références:
Fondation contre le cancer. FAQ’s : coronavirus et cancer. Disponible ici: https://www.cancer.be/coronavirus (consulté le 14 mars 2022).
Passaro A, Bestvina C, Velez Velez M, Chiara Garassino M, Garon E, Peters S. Severity of COVID-19 in patients with lung cancer: evidence and challenges. J Immunother Cancer. 2021;9(3):e002266. Disponible ici: https://jitc.bmj.com/content/9/3/e002266.
Questions fréquemment posées et abréviations

Quels sont les symptômes du cancer du poumon ?
Il est important de pouvoir identifier les symptômes possibles du cancer du poumon. Les symptômes peuvent facilement être ignorés ou confondus avec d’autres maladies bénignes.
Quels sont les différents stades du cancer du poumon ?
Il y a cinq stades qui prennent en compte la taille du cancer, la partie du corps où il se trouve ainsi que sa propagation dans le corps.
Qu’est-ce que le cancer du poumon à petites cellules ?
Environ 15% des cancers du poumon sont des cancers à petites cellules. Bien qu’il soit moins fréquent que le cancer non à petites cellules, il est plus agressif et se développe rapidement.
Quels sont les traitements disponibles pour le cancer du poumon ?
Il existe plusieurs options pour traiter le cancer du poumon et chaque thérapie fonctionne d’une manière différente.
Quels sont les effets secondaires courants des traitements du cancer du poumon ?
Les effets secondaires des différents traitements du cancer du poumon varient en fonction du type de traitement et d’une personne à une autre.
Est-ce que mon cancer du poumon augmente mes risques de tomber gravement malade de la COVID-19 ?
Les personnes atteintes d’un cancer du poumon ont un risque élevé de développer des formes graves et de mourir de la COVID-19. Ceci s’explique par les dommages aux poumons, de par le cancer ou son traitement, mais également parce que le cancer du poumon touche principalement des personnes âgées qui présentent déjà fréquemment d’autres facteurs de risque de développer une forme grave de la COVID-19.
Abréviations

Être diagnostiqué d’un cancer du poumon n’est pas seulement éprouvant d’un point de vue émotionnel. La quantité d’information et de nouveaux termes que vous lisez ou dont vous entendez parler peuvent également être difficile à déchiffrer. Cette liste d’abréviations courantes peut vous aider à y voir plus clair.
COVID-19 (Coronavirus Disease 2019)
La COVID-19 désigne la maladie provoquée par le coronavirus responsable de la pandémie qui a débuté en 2020. Le chiffre 19 désigne l’année où le virus est apparu chez l’être humain (2019).
CPNPC (cancer du poumon non à petites cellules)
Ce type de cancer du poumon est le plus fréquent avec environ 85% des cas et présente plusieurs sous-types tels que le carcinome épidermoïde ou l’adénocarcinome.
CPPC (cancer du poumon à petites cellules)
Ce type de cancer du poumon touche environ 15% des patients atteints d’un cancer du poumon. Il est caractérisé par de petites cellules cancéreuses qui se multiplient rapidement et ont tendance à former des métastases.
CT scan (tomodensitométrie)
Un CT scan est une image 3D du corps réalisée par radiographie. Le médecin utilise cette image pour déterminer la localisation et mesurer précisément l’étendue de votre cancer du poumon.
IRM (imagerie par résonance magnétique)
Technique d’imagerie médicale qui utilise des champs magnétiques et des ondes radio pour obtenir des images 3D détaillées de l’intérieur de votre corps.
PD-L1 (ligand de la protéine de mort programmée 1)
Une protéine située à la surface des cellules cancéreuses qui leur permettrait de ne pas être reconnues par le système immunitaire de votre corps.
PET scan (tomographie par émission de positrons)
Lors d’un PET scan, un produit de contraste est injecté dans une veine et une caméra spéciale permet de visualiser les tumeurs et les métastases.
6 mythes sur le cancer du poumon
Il existe de nombreuses croyances liées à la maladie et qui sont véhiculées par votre entourage ou vos connaissances. Le plus souvent, il s'agit d'idées reçues qui sont parfois sans fondement. Nous nous sommes rendus dans plusieurs hôpitaux belges. Nous avons posé des questions aux infirmiers et infirmières sur six mythes à propos du cancer du poumon.
1. “Vous ne pourrez plus manger normalement”
Faux, car
Vous devez justement continuer à manger le plus normalement possible. Ne vous imposez pas de restrictions inutiles. Sauf si votre médecin vous a donné des conseils particuliers en fonction de votre situation, oubliez les régimes, surtout si vous suivez une chimiothérapie. Vous pouvez vous nourrir de façon équilibrée en n'oubliant pas un apport en protéine et en calorie suffisant. Et surtout n'oubliez pas de vous faire plaisir (avec modération). Les diététiciennes que vous pourrez rencontrer permettrons d'adapter votre alimentation en fonction de vos besoins et de vos goûts.
2. “Vous ne pouvez absolument plus rien faire”
Faux, car
Votre corps a besoin d’exercice. Il est vrai que les chimiothérapie, rayons, opérations, … peuvent être extrêmement fatigants. Mais il faut justement essayer de faire de l’exercice pour se débarrasser de toute cette fatigue. Faites travailler vos muscles le plus possible. Faites régulièrement du sport et de l’exercice en groupe. Vous pouvez également simplement vous promener ou garder une activité comme le jardinage. Certains hôpitaux vous proposeront des programmes d’activité physique adaptés ; en d’autres occasions, ils vous proposeront un programme individuel. N’hésitez pas à demander des informations à votre équipe soignante.
3. “Vous perdrez sûrement vos cheveux à cause de la chimiothérapie”
Vrai et Faux, car
La perte totale des cheveux (ou alopécie) n'est pas un effet indésirable de toutes les chimiothérapies. La plupart des chimiothérapies proposées en cas de cancer du poumon n'entraîne pas cela. Néanmoins, vous pouvez toutefois perdre un peu de cheveux ou voir la qualité de ceux-ci se détériorer. De nombreux types de chimiothérapie ne vous obligeront absolument pas à annuler votre rendez-vous chez le coiffeur. Par contre, une radiothérapie pour traiter une métastase cérébrale entraîne une alopécie sur la zone irradiée.
Pour les autres traitements contre le cancer, le risque de calvitie est faible. Cela se produit malgré tout ? Parlez-en à votre équipe soignante qui pourra vous accompagner, vous donner des conseils utiles pour des prothèses capillaires ou des foulards.
4. “Si vous avez un cancer du poumon, vous traverserez certainement une très mauvaise passe”
Vrai et Faux, car
Chaque cancer est différent. Votre corps est unique, votre traitement diffère de celui des autres patients, votre esprit fonctionne différemment … On ne peut pas prédire quel sera le fardeau physique et mental du cancer du poumon.
5. “Avec un cancer du poumon, vous n’en avez plus que pour quelques mois”
Faux, car
Il est vrai que le cancer du poumon est un diagnostic de mauvais augure, la plupart des diagnostics étant posés alors que le cancer en est déjà au stade avancé. Grâce aux progrès de la médecine, le pronostic est aujourd’hui meilleur. Les traitements médicaux du cancer du poumon progressent beaucoup d’année en année et sont de plus en plus personnalisés selon le type de tumeur. De plus en plus de thérapies ciblées se développent ainsi que l’immunothérapie; il ne faut pas baisser les bras.
6. “Les fumeurs sont responsables de leur cancer du poumon”
Faux, car
Certes, fumer reste la principale cause de ce cancer. Mais personne ne fume avec pour objectif d'avoir un cancer du poumon. Une fois la maladie présente, il ne sert à rien de culpabiliser.
De plus, des non-fumeurs peuvent également être atteints d'un cancer du poumon.
Vous pouvez néanmoins réfléchir sur votre consommation tabagique et vous tournez vers des spécialistes afin d'arrêter la cigarette. Il n’est jamais trop tard pour arrêter. Même après la maladie déclarée, vous améliorerez votre qualité de vie et la réponse à votre traitement. Vous pouvez également inciter vos proches à faire de même afin qu'ils puissent réduire leur risque de cancer du poumon.